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L.P. :
- Tous ces produits viennent-ils de France?
P.P. - Non. Seulement la chènevotte provient de France et la laine de
chanvre en rouleau, les autres sont fabriqués sur place et fournis à la
demande
L.P. :
-Vous avez donc une ligne de produits pour une clientèle de privés et
de maître d'état ?
P.P. - Oui en quelque sorte mais pour l'instant je n'ai pas encore de
marque, ni de catalogue cela viendra. J'ai pas mal de travail et un projet
en Nouvelle - Zélande.
L.P. :
- Pouvez-vous-nous en parler ?
P.P. : - Il s'agit d'une mappe monde géante en chanvre dans laquelle seront
proposés différents sujets de sensibilisation à l'écobiologie
L.P. :
- Ce sujet vous tient particulièrement a cœur?
P.P. - oui, j'accorde une importance particulière à la matière qui nous
environne, car pour moi, c'est le lien direct avec l'esprit.
L.P. : - Pour en revenir aux matériaux, selon vous reste-t il encore
beaucoup à faire dans ce domaine ?
P.P. - Oui assurément mais ce qui compte principalement c'est la prise
de conscience des gens, leur environnement immédiat, c'est à dire leur
habitat et l'Environnement global.
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L.P. :
- Pour rester terre à terre bassement matériel sur le plan commercial
que préconiseriez-vous pour développer le chanvre en Suisse ?
P.P. : - Il faudrait impérativement acheter une machine à défibrer et
ainsi on pourrait utiliser de manière plus efficace, les parties de la
plante encore sous-utilisées. 
L.P. :
- Cela représenterait un investissement important ?
P.P. : - Malheureusement je n'ai pas une connaissance suffisamment approfondie
dans ce domaine pour vous répondre.
L.P. -
Pour conclure est-ce que vous pensez bientôt pouvoir vous fournir directement
en Suisse en matière première ?
P.P. : - Oui du moment que l'on a suffisamment de volonté commune pour
trouver les fonds nécessaires à l'achat de cette machine, un grand pas
sera fait dans cette direction.
Interview
réalisé par Laurent PirardTiré du journal "La
Feuille de chanvre" n°3 07.98 |