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chaux et plâtre

Plâtre
Avec la chaux et la terre cuite, le plâtre est l’un des plus anciens matériaux de construction connus. Selon des découvertes archéologiques assez récentes, son emploi remonte à environ 8000 av. J.-C., en Turquie et en Syrie, où le plâtre a servi à la confection ou au revêtement de murs et de sols.
Le plâtre résulte du broyage et de la cuisson à une température modérée du gypse, qui est ensuite réduit en poudre.

Le plâtre est utilisé pour la fabrication des voûtes et escaliers sur voûtes sarrasines, et pour le montage des cloisons en briques. Il sert à la confection du « plafond provençal » ou de voûtains d’entre-poutres. En finition intérieur, il peut s’utiliser comme enduit décoratif teinté ou en ornementation pour corniches, moulures, sculptures diverses sur place ou en préfabrication (staff).

Le staff
Le mot « staff » est dérivé de l’allemand staffieren signifiant étoffer, orner ou garnir et qui vient probablement de l’ancien français estoffer.
Le staff est une technique de préfabrication par moulage de décors, réalisé à l’aide d’un mélange de plâtre et de fibres (jute, sisal etc.). Renforcé à l’intérieur par des fibres et consolidé par une armature, les moulages en staff peuvent atteindre de grandes dimensions. Ils sont ainsi transportés sur place, assemblés et scellés entre eux.

Voûtes sarrasines
Construites en briques et plâtre, elles permettent de franchir des portées d’une quinzaine de mètres, sans appui intermédiaire et sans suspente. Il est possible de monter un étage sur ces voûtes et d’en faire ainsi, des structures porteuses. La voûte sarrasine, très légère, a été utilisée en particulier, dans le monde romain, en Italie et en Espagne à la Renaissance, en France à la fin du XVIII ème siècle, au XIX et au XX ème siècle ; elle permet d’édifier aussi bien des coupoles sur pendentifs, que des voûtes en berceau, éclairées de lunettes, ou de voûtes sur croisée d’ogives.
Les voûtes, faites de briques légères, posées à plat comme un carrelage et hourdées au plâtre, sont connues, depuis fort longtemps ; leur origine se situe dans la région de l’actuel Iran. Cette technique dérive en réalité de la voûte en briques de terre crue, employée depuis au moins 8 millénaires, dans le Moyen-Orient, et construite sans cintre tout comme la voûte sarrasine.
Nombre d’églises de campagne furent couvertes de cette façon, principalement au cours du XIX ème siècle. Ces voûtes ont été refaites après les incendies ou les guerres, par des équipes spécialisées, qui parcouraient la France, pour restaurer les églises. Elles sont souvent difficiles à identifier, car elles sont recouvertes d’un enduit, imitant la brique et la pierre.
Ces voûtes sont à la fois légères (elles pèsent entre 45 et 90 kg/m2) et résistantes : dans certaines conditions, elles peuvent supporter jusqu’à 2 tonnes au m2. Grâce à leur forme et leur grande cohésion, elles n’exercent que peu de poussée sur les murs d’enceinte.
(extrait de l’encyclopédie des métiers « la plâtrerie, le staff et le stuc »)

Escaliers sur voûtes sarrasines
Les escaliers sur voûtes sarrasines constituent un cas particulier, dans l’histoire de l’escalier.
Ils sont étroitement liés à l’histoire des voûtes, puisque leur construction consiste, en fait, à poser des marches sur l’extrados d’une voûte sarrasine. Ils se construisent sans coffrage et rapidement.
Ces escaliers ont l’avantage de pouvoir s’intégrer sur mesure à l’espace disponible et de par leur forme aérienne, ajouter une touche esthétique et sculpturale dans l’habitat.
(extrait de l’encyclopédie des métiers « la plâtrerie, le staff et le stuc »)

L’histoire des voûtes sarrasines constitue un chapitre exceptionnel dans l’histoire de l’architecture, à travers les âges. La « voûte » est un exemple parfait de comment un système de construction traditionnel peut être revitalisé et transposé dans un autre contexte.
On pourrait citer parmi les Grands Concepteurs et Constructeurs de voûtes :

  1. Gaudi………….sans commentaire !
  2. Gustavino, Père et Fils, début du XXème siècle, ont bâti plus de mille voûtes et coupoles aux Etats-Unis, parmi lesquels les plus beaux et célèbres bâtiments de la Côte Est.
  3. Dieste, fin du XXème siècle, réussit, grâce à un subtil placement d’armature légère dans les joints, à atteindre des portées de voûtes de 50m.

 

Les voûtes aujourd’hui, peuvent tout à fait faire partie de notre quotidien, dans nos habitats et divers concepts architecturaux, laissant place à plus de fantaisie et volupté. Pour les rajeunir, on pourrait les appeler « coques ». Elles sont d’une ingéniosité technique exceptionnelle, à chaque époque quasi révolutionnaire, tout en étant bâtie de la même manière et de la même matière (argile – plâtre).

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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